Moi mon ombre, Evelyne Mary, Sébastien Joanniez, l’étagère du bas, 16€

Au fil de la journée, un petit garçon s’interroge sur son ombre. Elle est son double, sa confidente. Facétieuse elle disparait à midi avant de réapparaitre pour partager ses jeux, danser sur les murs.

Toujours présente et en même temps impalpable, elle incite à la réflexion.

Le texte, rédigé à la première personne, nous invite dans les pensées de l’enfant. Il ouvre la réflexion sur des questions telles que la conscience de soi, de l’autre, la notion d’empathie, de solitude. En se demandant qui est ou ce qu’est son ombre, l’enfant s’interroge bien sûr sur lui même. Mais l’ensemble reste léger et ludique.

Les linogravures d’Evelyne Mary sont belles et délicates. Elles contribuent à donner du rythme au récit, en alternant des vignettes et des images sur double page. L’ombre, toute en nuances de bleu, tranche sur le décors fluo. Elle prend corps avec plus ou moins d’épaisseur et de densité selon les moments de la journée.

Quand arrive le soir, l’enfant se couche et s’endort sur une dernière question, qui accompagnera peut-être les jeunes lecteurs dans le sommeil (et que je vous laisse découvrir dans l’album, vous ne pensiez tout de même pas que j’allais vous spoiler la fin de l’histoire?)

Un album qui aurait tout à fait trouvé sa place dans la sélection sur les ombres et les reflets dans la littérature jeunesse, sur le blog collectif A l’ombre du grand arbre.