Un éléphant sur la balançoire, Susanne Straber, Tourbillon, 11€95 (2017)

Il a l’air bien dépité, ce pauvre pachyderme, sur la couverture. Seul sur sa balançoire, il attend qu’un ami vienne jouer avec lui.
Mais pour faire la bascule, il faut un camarade de poids! Le pingouin s’installe face à lui mais rien ne bouge. Arrive ensuite le singe, l’autruche mais ils restent insuffisants.
Petite inquiétude générale quand le crocodile entre à son tour dans le champ, bien vite balayée, il est pressé et ne s’attarde pas, ouf.

Avec l’axe de la balançoire sur la charnière du livre, le jeu d’équilibre est aussi visuel.

L’éléphant est toujours seul à gauche, les animaux de droite sont de plus en plus nombreux. Le papillon qui fait des allers-retours ne compte pas: il se contente de survoler la situation.

elephant balançoire susannestrasser

Le jeu se poursuit avec quelques péripéties simples et une charmante surprise à la fin. Et on peut  se demander si on n’a pas affaire à des figurines, empilées par l’enfant qui intervient en cours d’album (ce que semble confirmer le dessin en 4eme de couverture).

Une petite histoire de facture assez classique mais réussie. Il est toujours très apprécié des enfants, qui y trouvent sans doute à la fois des repères et un jeu proche de leur quotidien et un brin de fantaisie agréable. Moi, comme dans « Le gâteau perché tout là-haut », de la même autrice, j’apprécie la simplicité de l’histoire associée à des images élégantes et soignées.

Sans compter que le titre, « Un éléphant sur la balançoire », peut donner envie de chanter la comptine éponyme et que c’est toujours une bonne idée de chanter avec les enfants!