Le gâteau perché tout là haut, Susanne Straber, Tourbillon 13€

D’abord, le décor. Sur la page de droite, une maison, toute en hauteur, une fenêtre ouverte et sur son rebord, un gâteau. Et une cerise sur le gâteau. La page de droite est presque vide, mais l’œil du lecteur est attiré par le petit oiseau, posé sur le fil électrique, juste à la hauteur de la fenêtre. L’ours arrive, il aimerait bien goûter l’appétissante pâtisserie, mais elle est bien trop haute pour lui. Arrive le cochon qui, HOP, monte sur la tête de l’ours. Suivent le chien, le lapin, la poule et enfin la grenouille.

Mais même empilés les uns sur les autres, impossible d’atteindre le gâteau perché tout là haut, et l’ours tout en bas de la pyramide, montre des signes de faiblesse. On retrouve la structure en randonnée par accumulation dans le texte et dans l’image. L’entassement des animaux d’abord joyeux devient vite précaire, leurs expressions traduisent un certain dépit. Inévitablement, la chute survient. Celle du livre, bien sûr, qui est sympathique et réconfortante, mais aussi celle des personnages. Et l’oiseau, au fait? Il ne sera pas en reste.

Un bel album à proposer aux plus petits, avec une structure très simple mais qui laisse une place à la lecture de l’image. Et, cerise, sur le gâteau, les onomatopées qui reprennent les bruits de chaque animal font la joie des enfants. Avec son unité de lieu, j’imagine très bien cet album adapté en raconte tapis (si quelqu’un se lance dans sa réalisation, n’hésitez pas à m’envoyer des photos, je me ferais un plaisir de les publier 😉 )

Il a plu aussi au pays des merveilles.