Rien n’arrête Sophie, Cheryl Bardoe, Barbara McClintock, éditions des éléphants, 14€

C’est vrai qu’il y a quelque chose de très rassurant dans les mathématiques. Les chiffres, c’est fiable, c’est stable, on peut compter dessus (sans mauvais jeu de mot).

La petite Sophie aime les mathématiques, ce qui n’a rien d’habituel pour une fillette de son époque. Alors que dehors gronde la révolution française, les formules et les calculs sont son refuge. Dans son appartement parisien (que l’image nous montre plutôt bourgeois) elle étudie constament.
Au grand dam de ses parents: une fille qui se pique d’être matématicienne, on n’a jamais vu ça! Ils font tout pour la décourager, la privant de bougie ou de vêtements chauds pour qu’elle reste enfin dans son lit la nuit au lieu d’étudier.
Mais, rien n’arrête Sophie!

A l’âge de 19 ans, elle se débrouille pour suivre des cours à distance, signant ses travaux « Monsieur Leblanc ». Travaux qui sont tellement brillants qu’elle finit par être repérée par un des professeurs, qui cachera à peine sa déception en apprenant qu’une femme se cache derrière le pseudo.

Il lui faudra une détermination sans failles et une persévérance constante pour obtenir enfin la reconnaissance de la très prestigieuse académie des sciences.

Je ne connaissais pas l’histoire de Sophie Germain et j’ai apprécié de la découvrir dans cet album, il est vrai qu’elle est inspirante!

De la fillette à la mathématicienne reconnue, on la voit grandir au fil des pages mais il semble qu’elle reste la même, toujours plongée dans un monde de chiffres (ils sont d’ailleurs en permanence très présents dans l’image, comme pour dire à quel point ils ordonnent son univers psychique).

Sophie Germain à révolutionné les mathématiques et elle l’aurait sans doute fait plus encore si la maladie ne l’avait pas emportée prématurément.

L’album offre une biographie adaptée aux enfants, très joliment illustrée, et une vision documentée de l’époque.