La lanterne de tonton, Wang Yage, Zhu Chengliang, HongFei, 14€90

Je ne sais pas quel âge peut avoir la petite Zaodi. Assez grande pour se promener seule avec ses copines dans la neige, assez jeune pour s’émerveiller des lumières des lanternes dans la nuit.

Il faut dire qu’il y a sans doute quelque chose de magique dans cette tradition.
Pour le jour de l’an, en Chine, les oncles maternels offrent aux enfants deux lanternes (parce qu’un bonheur de vient jamais seul) et dix bougies pour les éclairer (le chiffre dix étant symbole de perfection).

Pendant les quinze premiers jours de l’année, chaque soir les enfants sortent illuminer la nuit de leurs lampions colorés.

Zaodi se régale avec ses amies. Elles inventent des jeux, font des rondes, comparent les formes de leurs lanternes,

Les joues rougies par le froid, elles s’attardent dehors chaque soir pour profiter de la fête. Même les chamailleries avec les garçons n’entame pas leur bonne humeur.

Puis vient le dernier jour, le feu d’artifice éclate et les lanternes vont s’embraser, c’est la fin de la grande fête de nouvel an.

Moment de frustration et d’impatience pour la fillette, qui attend déjà l’année prochaine.

Il se dégage de cet album une grande joie de vivre, mêlé d’excitation et d’empressement.

Dans les belles pages colorées, on vit la fête à hauteur d’enfant. Et on partage son plaisir à parader fièrement dans la ville, la lanterne au bout de son bâton, prenant garde à la bourrasque de vent qui pourrait l’éteindre.