Je publie habituellement trois billets par semaine ici.
C’est beaucoup (au regard du temps que je peux y consacrer et peut-être aussi beaucoup à lire pour vous), mais c’est très peu au regard de la production.
Je reçois de nombreux services de presse et j’achète beaucoup d’albums, je ne peux donc pas chroniquer ici tous les bons livres qui passent chez moi.

Je ne fais jamais d’articles sur les albums que je n’aime pas, mais il peut y avoir plusieurs raisons pour lesquelles je n’en fais pas, même pour les livres que j’apprécie.

D’abord tout simplement le manque de temps. Dans les moments les plus chargés de ma vie professionnelle j’ai déjà du mal à tenir les 3 articles hebdomadaires.

Ensuite, il y a des albums que je trouve chouettes mais dont je n’ai pas grand-chose à dire, j’ai envie de les faire connaître mais il n’y a pas matière à faire un billet de blog un minimum étoffé.

Enfin, c’est difficile à assumer mais il faut l’avouer, il y a des livres dont je n’arrive pas à parler. Ceux qui me plaisent mais qui résistent à l’analyse que je peux en faire, pour lesquels je peine à trouver les mots. Ceux-là sont mon plus grand regret, car ils sont en général ceux que j’ai vraiment envie de défendre.

Je sais qu’en y consacrant suffisamment de temps, j’arriverais à en faire de bonnes chroniques, mais si j’essaye de ne pas passer toutes mes soirées à écrire, je n’y parviens pas.

C’est pour essayer de compenser ces manques que je vous propose aujourd’hui une liste, non exhaustive, des albums qui ont retenu mon attention ces derniers temps et que je n’ai pas chroniqués.

ma famille album jeunesseMa famille méli-mêlée, Aurélia Gaud, Sarbacane. D’abord, il y a eu Papi et mamie qui se sont aimés, se sont méli-mêlés. Et Papou et Mamita ont fait de même. A chaque génération, les couleurs de peau se mélangent, et on retrouve chez les enfants certaines caractéristiques de l’un ou l’autre des parents. Un chouette album dont ma collègue Yaël parle sur le site de LIRE.

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L’anniversaire du roi, Przemek Wechterowicz, Kasia Walentynowicz, MeMo. Tous les animaux se précipitent, chargés des plus beaux cadeaux, pour fêter dignement leur souverain. Mais une surprise les attend. Un album comme une blague, aux illustrations délicieuses. Voir sa présentation sur le site de l’éditeur.

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Magda la souris minuscule, Karen Hottois, Anaïs Massini, Didier jeunesse. De l’impatience d’une petite souris qui trouve que grandir, ça prend décidément beaucoup trop de temps. Voir la chronique faite par hashtagceline.

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Le petit cafard de maman, John Lavoignat, Sophie Jackson, l’étagère du bas. Maman a du mal à se lever, elle a un petit cafard qui la fatigue. Ces mots, prononcés par le papa, intriguent le petit narrateur, qui va chercher à aider sa mère. Rares sont les albums qui abordent la dépression parentale, c’est ici traité avec douceur et finesse et le petit héros arrive à apporter du réconfort à sa mère sans jamais endosser une responsabilité trop importante pour lui. Voir la chronique sur le site les mots de la fin.

 

Chamalla, Claude Bruneau, Alessia Bravo, Motus. Chamalla n’a peur de rien ni de personne, elle affectionne les histoires d’ogres. Elle va vivre une aventure proche du conte, où imaginaire et réalité se mêlent. Un album totalement atypique, qui ne peut pas laisser indifférent, aux images d’une grande force évocatrice. (pour les « grands », il me semble adapté à partir de 6 ans, voire plus pour ceux qui sont particulièrement sensibles). Voir l’article, bien étoffé, de Avoir à lire.

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Le mariage des lapins, Garth Williams, MeMo. Il y a des thèmes qui sont intemporels. Comme le mariage d’un petit lapin blanc avec un petit lapin noir. Et des auteurs capables de faire des livres qui ne prendront pas une ride. Comme Garth Wiliams, qui a fait ce livre en 1958. Voir sur le site de l’éditeur.

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les albums qui ont retenu mon attentionLe cadeau, Page Tsou, HongFei. C’est sans enthousiasme que le petit Xiong se rend en famille au musée d’art moderne. Lui est surtout préoccupé par la disparition de Monsieur Cigale, qui habituellement le suit partout. Encore un album très étonnant, pour ne pas dire déstabilisant, aux illustrations saisissantes. Voir la chronique de l’institut Charles Perrault.

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les albums qui ont retenu mon attentionLe portrait du lapin, Emmanuel Trédez, Delphine Jacquot, Didier jeunesse. On reste dans le monde de l’art, mais cette fois pour s’en moquer un peu, ou plutôt pour railler ceux qui prétendent s’y connaître par snobisme. Lapin fait faire son portrait dans l’espoir de séduire Belette. Quand le peintre lui présente une toile toute blanche, il n’ose avouer qu’il ne comprend pas. C’est très drôle et parfaitement mené. Voir le site de l’éditeur.

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les albums qui ont retenu mon attentionUne carapace pour deux, Eric Sanvoisin, Delphine Jacquot, l’étagère du bas. Restons donc avec cette illustratrice, au coup de crayon très reconnaissable. Ici encore, l’humour est au rendez-vous, avec une improbable histoire de collocation dans la carapace d’une tortue. Absurde et cocasse à souhait. Voir le site de l’éditeur.

les albums qui ont retenu mon attentionMon tonton Tony, Isabelle Gil, loulou et compagnie, l’école des loisirs. Tonton Tony, il a tout fait, tout vu, il voyage beaucoup! Enfin, pour un escargot, quoi. Un petit album cartonné plein d’humour et d’allitérations qui fonctionne très bien avec les petits. Voir le site de l’éditeur.

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les albums qui ont retenu mon attentionL’éléphant de madame Bibi, Reza Dalvand, Kaléidoscope. Madame Bibi a un animal de compagnie bien encombrant. Ils font tout ensemble, mais ce n’est pas au goût des voisins, qui n’apprécient guerre le pachyderme. Mais après l’avoir chassé, ils seront bien attrapés! Voir la chronique de L’île au trésor.

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les albums qui ont retenu mon attentionUn poney à Paris, Claire Braud, l’école des loisirs. Pour la parisienne que je suis, c’est un grand plaisir de redécouvrir ma ville à travers les yeux d’un touriste. Surtout s’il s’agit d’un adorable petit poney. Et j’y trouve une vision assez juste de la ville que j’aime, joyeuse, bordélique, cosmopolite et toujours pleine de vie et de culture. Voir la chronique de Ricochet.

 

 

Le très grand Marsu, Benjamin Chaud, Little urban. C’est un plaisir de retrouver les petits marsus, toujours aussi facétieux et joueur. Dans ce nouvel épisode, ils rencontre une bien étrange créature, tellement grande qu’il a fallu un album grand format pour le contenir. Mais, géant ou pas, ils le reconnaissent rapidement comme l’un des leurs. Retrouvez toute la série sur le site de l’éditeur.

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Le livre extraordinaire des insectes et araignées, Barbara Taylor, Val Walerczuk Little urban. Bon, voilà, je ne vais pas chroniquer toute la collection, vous avez compris maintenant qu’ils sont tous aussi sympas et que les illustrations sont toujours d’un réalisme impressionnant. Et puis il faut dire qu’on n’a pas souvent l’occasion de voir ces petites bestioles d’aussi prés. Voir la chronique de Ricochet.

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Desperado, Ole Könnecke, l’école des loisirs. Roy le petit héro va sauver la maîtresse d’école d’un vilain bandit à l’aide de sa malice et bien sûr, de son fier destrier.  Ambiance far-west pour cet album plein de clins d’œils et d’humour. Voir le site de l’éditeur.

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Bob l’artiste, période bleue, Marion Deuchars, saltimbanque. Bob et Bat vivent une amitié qui semble fusionnelle. Alors quand Bat part, Bob est totalement démuni. Heureusement, il lui reste ses pinceaux. Un bel hommage à la période bleu de Picasso et une jolie initiation à l’art. Voir la chronique de Ricochet.