L’été de l’indien, Jean-Luc Englebert, Pastel

Quand les parents partent en bateau faire les courses, en laissant leurs six mouflets seuls sur la petite île, une journée de liberté s’ouvre à eux.

Chamailleries, partie de pêche, excursion et rêveries seront les activités du jour, qui s’enchaineront librement au gré des idées et des envies de la petite troupe.

Ce qu’il y a de vraiment chouette avec cette île, c’est qu’elle est un espace sécurisant (parce que les enfants y sont seuls, que c’est un espace par nature délimité, mais aussi parce qu’ils semblent la connaitre comme leur poche) tout en offrant un véritable terrain d’exploration et de surprise (non, ce n’est pas paradoxal, vous seriez étonné de toutes les surprises qu’on peut avoir dans ses propres poches, surtout quand on est un enfant).

 

Ils commencent par se mettre en quête de nourriture. Maxime, qui a revêtu la coiffe de chef indien, prend les choses en main. Les autres lui emboitent le pas, mais pêcher ne se révèle pas aussi simple que ça. Petit conflit, réconciliation informelle et hop, on passe à autre chose.

La journée se terminera par les retrouvailles avec les parents, devant une belle pile de crêpes (ce qui semble confirmer mon hypothèse selon la quelle cette île est bretonne, je reconnais cette ambiance de joyeuse sérénité).

Les aquarelles de Jean-Luc Englebert ont la même légèreté que son récit, qu’elles se déploient sur la double page à fond perdu ou qu’elles s’organisent en petite vignettes. Les enfants croqués sur le vif ont des allures des peanuts, on voit également un certain cousinage avec Anton. Le texte est court, jamais bavard, et à hauteur d’enfant.

C’est une petite bouffée de vacances et une vraie source de confiance en soi de voir ces bambins qui se débrouillent, se disputent et s’amusent tant et si bien qu’ils en oublient leur faim.