Coucou je te vois! Jeong-sun Choi, Hyeri Lee, Didier jeunesse, 9€

Sur la couverture blanche, la feuille verte et brillante (elle est vernie, comme le titre), attire immanquablement le regard. Et puis, ce visage dont on ne perçoit que les yeux et qui, pourtant, est expressif, ça intrigue.

L’album met en scène un jeu de coucou, différents animaux se achant derrière des feuilles sur une première double-page, avant de se dévoiler sur la suivante.

Évidemment, un (gros) dinosaure qui se cache derrière une (petite) feuille, c’est pas super discret. Et ça amuse d’autant plus les jeunes lecteurs que le texte est en opposition puisqu’il prétend qu’il est « bien caché ».

Le tigre ne fait guerre mieux, et le chat est à peine plus discret.
Mais la petite grenouille, elle, est bien dissimulée. Jusqu’à ce qu’elle se mette à sauter, bien sûr.

D’une façon générale, l’album est plein de mouvement et d’humour, les expressions des animaux sont assez irrésistibles.

Le mélange de dessin au trait noir et de collage pour les feuilles, qui se détachent donc en couleur, est très réussi.
Le texte dialogué est court et sonne agréablement et la chute fonctionne très bien, autant avec les bambins qu’avec les adultes.

C’est un livre que je lis volontiers à des tout petits, on n’est jamais trop jeune pour jouer à coucou/caché (les études récentes montrent d’ailleurs que la permanence de l’objet est acquise dès le 2eme mois, si vous me croyez pas, je vous conseille cette formidable émission de France Culture qui l’explique bien mieux que je ne le ferais).

Mais il est adapté aussi aux enfants de deux ou trois ans, qui souvent se mettent en mouvement à sa lecture, ils se cachent eux-même ou sautent comme les personnages.

De joyeuses lectures en perspectives.