Mon chien à des plumes, Susan McElroy Montanari, Anne Wilsdorf, kaléidoscope 13€

Lula Mae voudrait avoir un petit chien. Mais sa maman ne veut pas entendre parler d’une bouche de plus à nourrir. La fillette n’est pas en manque d’idées, elle lorgne sur les poulets qui se promènent devant la maison. Et l’un d’entre eux semble se prendre pour le maitre des lieux. Ni une ni deux, paf, elle lui saute dessus, s’en saisit et le caresse en chuchotant « Bon chiot ». Il a pas l’air de cet avis et se débat « Ka ka ka! » en battant des ailes.

Papa, maman et même bébé Berry semblent bien un peu perplexes devant la lubie de Lula Maé mais après tout, pourquoi pas. Tant que cette poule ne rentre pas dans la maison précise maman.

J’aime beaucoup la détermination de la gamine, qui va jusqu’au bout de son jeu. Elle baptise la poule Pookie et entreprend de l’utiliser comme un chien, un point c’est tout. Elle l’affuble d’un petit nœud et en interprétant un tout petit peu son comportement démontre que c’est une chienne tout à fait acceptable: c’est une championne, une chienne de berger et une chienne de garde.

Maman, quant à elle, campe sur ses positions: « tu peux l’appeler comme tu veux, tant que ça ne rentre pas dans la maison ».

Mais quand Bébé Berry est en danger, Pookie prouve son utilité. Lula Mae est bien contente de prouver à tous qu’elle possède une vraie chienne et Pookie sera finalement acceptée dans la maison. Mais est ce bien ce que voulait la poulette?

J’aime vraiment le personnage de la petite Lula Mae, intrépide, joyeuse, pleine d’imagination, déterminée. On sent qu’elle maitrise son environnement, elle est à la fois libre et en sécurité. L’histoire est drôle et les illustrations cocasses, la pauvre poulette tour à tour indifférente et résignée est assez expressive.