Quelque chose de merveilleux, Emilie Vast, Shin Sun-Jae, MeMo

C’est l’histoire d’un arbre, et celle d’un écureuil. C’est aussi l’histoire du cycle des saisons et de celui de la vie. C’est l’histoire banale et merveilleuse de la faune et de la flore qui forment un écosystème fertile.

Cette même histoire que nous racontait déjà Iela Mari en 1973, dans le très bel album sans texte « l’arbre, le loir et les oiseaux ».

A 45 années d’écart, le cousinage entre les deux albums est évident et Emilie Vast peut revendiquer la filiation.

Comme dans l’album de l’illustratrice italienne, ici aussi la recherche esthétique est évidente.

Mais dans cet album, un texte accompagne l’image. Il met en avant le majestueux chêne de Mongolie et l’écureuil qui l’habite. Avec précision et simplicité il explique comment l’arbre se nourrit, se reproduit.
Sur la page de gauche, qui montre le chêne dans son ensemble, en pied pourrait-on dire puisque le végétal est ici un véritable protagoniste, on peut voir les intempéries, les fleurs et les baies qui poussent à ses pieds, les branches qui se couvrent de feuilles ou se dénudent l’hiver.

Sur la page de droite, délicatement cadrée d’un fin trait noir, un plan plus rapproché est centré sur l’écureuil et sa famille.

Les images sur fond blanc, très lisibles, semblent épurées. Elles sont pourtant d’une grande richesse et s’explorent longuement.