L’école des Petits Marsus, Benjamin Chaud, Little Urban, 13€50

Reprendre les personnages de Franquin, en l’occurrence le marsupilami et sa petite famille, c’était un sacré pari, que Benjamin Chaud à relevé et réussi avec brio.

Deux titres sont déjà en librairies, l’école des petits Marsus et Le nouveau nid des Petits Marsus, d’autres seraient en préparation. Si l’on reconnait le trait foisonnant et les couleurs chatoyantes de l’illustrateur (entre autre) d’Une chanson d’ours, le mariage avec l’univers et l’humour de l’auteur original est un succès.

Sous forme d’album et non de bande-dessinée, on retrouve l’esprit de Franquin dans les situations comme dans le trait.

Benjamin Chaud joue sur le décalage entre la vie quotidienne des petits lecteurs à qui s’adresse l’album et celle des petits marsus dans leur jungle.

La plupart du temps, le texte seul pourrait parfaitement correspondre à une histoire assez banale d’une fratrie qui se rend à l’école. Mais heureusement, l’image donne une toute autre résonance aux mots, et toute la fantaisie de l’auteur s’exprime, avec plein de petites trouvailles savoureuses, qui font de ce livre un vrai régal.

Les enfants adorent trouver ainsi transposées les situations qu’ils vivent quotidiennement (faire bien attention pour traverser est tout de même plus amusant quand il s’agit de traverser une rivière infestée de crocodiles que quand on parle d’une bête rue).

Des héros récurrents, des situations dans les quelles les enfants peuvent se retrouver (déménagement, entrée à l’école), il semble que ces albums se posent comme une alternative aux albums de t’choupi et autre petit ours brun en offrant aux bambins des histoires pleines de fantaisie, qui ne sont pas là pour leur prescrire un bon comportement mais bien pour les faire marrer, rêver, passer un bon moment, tout simplement.
C’est rafraichissant et jubilatoire, je suis impatiente de découvrir les autres titres.