Dis Ours, tu m’aimes? Jory John, Benji Davies, little urban, 13€50

Ours et canard sont voisins. Au fil des albums (5 a ce jour), leur personnalité se dessine assez clairement. Ours est solitaire, bourru et très attaché au confort de son intérieur.

Canard est bavard, il a un grand besoin de relations sociales et il est légèrement égocentrique.

Ours et canard sont amis. Surtout Canard.

Ours semble plutôt subir cette envahissante amitié.

Tant est si bien que Canard finit par douter, est-ce que Ours l’aime vraiment ?

Il paraît que l’amour ne se déclare pas, il se prouve.

Canard semble avoir une idée très nette de ce qui est probant en la matière.

Faire des trucs ensemble. Voilà.

Il n’hésite donc pas à pousser notre pauvre ours hors de chez lui, afin qu’il profite de ce beau dimanche matin.

Avec un texte entièrement dialogué et un parallèle dans les images entre les actions des deux protagonistes, l’opposition entre l’un et l’autre saute aux yeux.

Enfin, aux yeux du lecteur, Canard, lui, ne remarque rien. Il est dans l’action en permanence, complètement auto-centré et fait mine de ne pas remarquer à quel point son enthousiasme est pénible pour son pote qui n’aspirait qu’à une matinée de farniente à la maison.

C’est toujours un plaisir de retrouver ces deux comparses aux  personnalités contrastées et à la bouille tellement expressive. C’est avec un grand plaisir qu’on retrouve les mêmes ressorts comiques et la même structure narrative dans les différents albums.